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La loutre, espèce emblématique de la rivière d’Ain

Sentinelle des eaux pures, la loutre occupe une place de choix dans l'écosystème de la rivière : recherchant une nourriture diversifiée, des caches sur les berges et une eau de bonne qualité, sa présence est emblématique d'une rivière en bonne santé.

La rivière et ses bancs de galets

L'Ain est une rivière active : ses méandres, ses îles se déplacent dans son lit de galets, au gré des crues. Ses berges se retrouvent à nu, de nouveaux bancs de galets se forment. Ainsi naissent de nouveaux milieux, alors que d'autres, abandonnés par la rivière, seront progressivement colonisés par la forêt.

Un débit aux fluctuations importantes, une eau relativement fraîche et bien oxygénée, l'alternance de zones profondes et de seuils naturels, la connexion avec de nombreux affluents et bras morts sont autant d'atouts
qui permettent à une multitude d'espèces de poissons de coloniser la rivière.

Quant aux bancs de graviers, ils constituent des zones de nidification privilégiées pour certaines espèces d'oiseaux.


Les lônes ou bras morts

Les anciens lits de la rivière, alimentés soit directement par la rivière en crue, soit par la nappe phréatique, soit par les deux, sont des zones humides qui jouent un rôle prépondérant pour la vie de nombreuses espèces : nourrissage, refuge, reproduction. Ils abritent une flore diversifiée, typique des zones humides.

La durée de vie d'une lône varie de plusieurs décennies à plusieurs siècles. Elle évolue naturellement par comblement, passant d'un milieu aquatique à un marais puis à un milieu terrestre. Ce sont ces différents degrés évolutions, qui sont à l'origine d'une grande richesse d'habitats pour la faune et la flore.

Le bon fonctionnement et la pérennité de ces lônes sont intimement dépendants de leurs relations avec la rivière et sa nappe.


La forêt alluviale

Forêt alluviale
C'est aujourd'hui le milieu le plus représenté autour de la basse rivière d'Ain : les espaces abandonnés par la rivière sont rapidement colonisés par des herbacées, des saules buissonnants, puis des peupliers, qui vont participer à l'enrichissement du sol par piégeage des fines. Peu longévives, ces espèces laissent place progressivement à la forêt de bois durs : frênes, aulnes, ormes s'installent. Résultat : une grande diversité d'espèces au sein de ces habitats forestiers.

La présence massive, mais relativement récente, de la forêt alluviale traduit les effets de l'incision du lit de l'Ain - moins de créations d'espaces nus, abaissement du niveau de la nappe d'accompagnement de la rivière - mais aussi l'abandon du pâturage, laissant place aux broussailles, puis à la forêt.

Les embâcles de bois constituent de fabuleuses caches à poissons, les racines des arbres maintiennent les berges et consomment les matières nutritives présentes dans la nappe, la forêt freine les écoulements en période de crue.


Les pelouses sèches

Pelouse sèche
C'est le milieu qui a le plus régressé depuis les 50 dernières années sur la basse rivière d'Ain, du fait essentiellement de l'abandon du pâturage, autrefois extensif et itinérant.

Ce sont de grands espaces de galets agglomérés avec du sable et de la terre. Ils sont secs et drainants : ce sont des trouées au sein des espaces forestiers qui ouvrent la vue au promeneur et l'entraînent parfois dans une ambiance parfois proche de la savane africaine.

Ces pelouses sont particulièrement riches en orchidées (une quinzaine d'espèces) et propices à la nidification d'oiseaux prairiaux.




La loutre

L'Apron


Petit Gravelot


Le flûteau nageant


Castor

Orchidée


Guêpiers d'Europe